English

Español

عربي

 

Medias sahraouis

 Home
  Contact SPS
  Archive
  Mailing List
  Spéciales
  Links

  Documents

 

 
chercher dans SPS


 

 
 

 

 


ESPAGNE/RASD/SOLIDARITE

Une chaîne humaine internationale pour dénoncer le mur marocain au Sahara occidental


Bir Lehlu (territoires sahraouis libérés), 20/03/2008 (SPS) Une "chaîne humaine" de quelque deux mille personnes de plusieurs pays européens sera formée samedi, face à un tronçon du mur de séparation érigé par le Maroc au Sahara occidental, pour demander le démantèlement de ce "symbole de la colonisation".

La "colonne des 1.000" telle qu'elle est appelée par ses organisateurs est une initiative "innovatrice, car elle constitue une première: une personne à côté d'une autre, la main dans la main face au mur marocain" sur au moins un kilomètre, a déclaré mercredi le ministre sahraoui des Affaires étrangères, M. Mohamed Salem Ould Salek.

Des étudiants de l'université Complutense de Madrid en ont eu l'idée de dénoncer ce "mur de la honte".

Des membres d'organisations non gouvernementales (ONG) d'Espagne, d'Italie, de France, de Belgique et d'autres pays européens y participeront, a précisé M. Ould Salek. Le mur marocain, long de 2.720 km, "sépare le peuple sahraoui et partage son territoire", a-t-il dénoncé.

"Nous voulons attirer l'attention de l'opinion publique internationale sur le fait que le territoire du Sahara occidental est toujours occupé et que des millions de mines antipersonnel y sont disséminées, contrairement aux conventions internationales", a-t-il dit.

Les territoires sahraouis occupés "sont entourés d'un côté par l'océan Atlantique et d'un autre par ce mur de la honte, ce qui en fait une véritable prison pour la population sahraouie", a-t-il souligné. Le ministre sahraoui a affirmé aussi que les zones occupées sont "interdites aux visites d'observateurs internationaux, aux ONG et à la presse étrangère.

Ce bouclage prouve que le Maroc a quelque chose à cacher : sa répression des populations sahraouies", a-t-il dit.

"L'objectif des manifestations du genre de la +colonne des 1.000+ est la levée du bouclage des territoires occupés", a-t-il relevé.

M. Ould Salek a rappelé que le Maroc avait "commencé à construire ce mur au début des années 1980, suite à ses débâcles militaires dans les régions de Ouarkziz, Lebouérate, Guelta Zemmour et autres, pour tenter de stopper les attaques de l'armée de libération populaire sahraouie" (ALPS).

Les combattants sahraouis, grands connaisseurs du désert, "ont cependant réussi à infliger d'autres défaites à l'armée d'occupation marocaine, grâce à une stratégie de guérilla sur un terrain, pourtant, à découvert", a-t-il poursuivi.

Outre le démantèlement du mur de séparation marocain, le Front Polisario demande le déminage des terrains avoisinants, où quelque six millions de mines antipersonnel sont disséminées, a-t-il indiqué.

"Le nombre de victimes de ces mines dépasse mille morts et des milliers de blessés depuis le début du conflit" du Sahara occidental, le 31 octobre 1975, a-t-il déploré.

"Le Front Polisario a adhéré à l'appel de Genève et détruit, devant des observateurs et la presse à plusieurs reprises, des quantités importantes de mines que ses combattants ont récupéré sur le champ de bataille", a affirmé M. Ould Salek.

L'appel de Genève est le pendant, pour les parties non étatiques, de la Convention d'Ottawa qui interdit le commerce et l'utilisation des mines antipersonnel. Le Maroc a toujours refusé de signer cette convention.

"Nous appelons l'Onu à prendre ses responsabilités en la matière, parce que les mines du mur font des victimes tous les jours parmi les populations civiles" sahraouies, notamment les nomades, a insisté le ministre.

Le médiateur de l'Onu dans les négociations entamées en juin dernier à Manhasset, près de New York, entre le Maroc et le Front Polisario, M. Peter Van Walsum, a demandé aux deux parties, lors du 4e round de pourparlers qui s'est achevé mardi, d'adopter une série de "mesures de confiance", dont le déminage.

Le Front Polisario a accepté ces mesures mais pas Rabat, qui les a rejetées en bloc. (SPS)

010/060/700 201033 mars 08 SPS

    

 

   Home
       

Copyright © Sahara Press Service. All Rights Reserved