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Alger, 17/3/2008 (SPS) Le ministre sahraoui des Affaire étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, a affirmé, dimanche à Alger, que le règlement du conflit au Sahara Occidental passe par l'organisation d'un référendum "libre et démocratique" permettant l'autodétermination du peuple sahraoui.
Dans une conférence de presse à la veille du 4e round des négociations entre le Maroc et le Front Polisario à Manhasset sous l'égide de l'ONU, M. Ould Salek a affirmé que la délégation sahraouie qui participera aux négociations "exprimera son attachement à la légalité internationale qui reconnaît au peuple sahraoui son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance".
"Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour parvenir à la décolonisation de la dernière (colonie) sur le continent africain", a-t-il souligné avant d'ajouter "nous demandons à ce que notre peuple puisse exercer, dans les plus brefs délais, ses droits de manière intègre, démocratique et transparente".
Ce round de négociations se tient dans une "conjoncture particulière" marquée par "l'acquisition par le Maroc d'importantes quantités d'armes et de munitions, le renforcement de ses forces stationnées près du mur de la honte et l'organisation récemment de manœuvres militaires dans les parties sud des territoires occupés", a souligné le ministre sahraoui.
Concernant la situation des droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés, M. Ould Salek s'est dit "extrêmement préoccupé" par "les violations et la politique de répression exercée par le gouvernement marocain à l'encontre de l'Intifada des Sahraouis qui a débuté au mois de mai 2005".
Il a, à ce propos, précisé que le Maroc a répondu à cette Intifada populaire "massive" par une campagne de "répression, d'assassinats, de torture et de disparitions forcées sans précédent", appelant l'ONU et toutes ses instances à "intervenir pour mettre un terme à ces violations et oeuvrer à la libération des détenus dans les prisons marocaines en grève de la faim depuis trois semaines".
Ces indicateurs, a affirmé M. Ould Salek, montrent la "déception" de l'autre partie (le Maroc) en raison de "l'échec du projet d'annexion qu'il a présenté pour légitimer son occupation du Sahara Occidental".
Le ministre sahraoui a, par ailleurs, imputé à l'Espagne et à la France la responsabilité de cette situation en raison de leur "soutien au Maroc dans son aventure colonisatrice du Sahara Occidental", les appelant à abandonner cette position qui constitue, a-t-il dit, "un grave précédent et une menace pour l'ensemble de la région".
Le peuple sahraoui "privilégie la paix et milite en sa faveur après avoir consenti toutes sortes de sacrifices pour y parvenir", exhortant le gouvernement marocain à "cesser la politique de guerre et de répression imposée à notre peuple".
"Notre désir de paix juste et définitive n'a d'égal que la volonté (de notre peuple) à se défendre par tous les moyens quels qu'en soient les sacrifices", a souligné le ministre sahraoui. Il a ajouté "nous tendons au Maroc la main de la paix car il y va de l'intérêt des deux peuples sahraoui et marocain et des peuples de la région".
A une question sur la position du Front Polisario en cas d'échec du 4e round de négociations, M. Ould Salek a précisé qu'il n'était pas en mesure de prévoir la réaction du peuple sahraoui, faisant endosser au Maroc "les graves répercussions qui en découleraient".(SPS)
020/090/700 171200 MARS 08 SPS
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