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Rapport du Secrétaire général sur la situation concernant le Sahara occidental ( S/2011/249 )

LA SITUATION CONCERNANT LE SAHARA OCCIDENTAL

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, rend compte dans ce rapport des faits nouveaux survenus depuis la publication de son rapport daté du 6 avril 2010 (S/2010/175) et décrit la situation sur le terrain ainsi que l’état et l’évolution des négociations.

M. Ban recommande au Conseil de proroger de 12 mois, jusqu’au 30 avril 2012, le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). 

Il demande au Conseil de sécurité de l’épauler en réaffirmant le rôle de la Mission et en veillant à ce que les conditions minimales de son bon fonctionnement soient remplies, et demande leur coopération aux deux parties, le Maroc et le Front Polisario.

Au 30 mars 2011, l’effectif de la MINURSO s’établissait à 237 observateurs militaires, soldats et éléments de police civile.

Plusieurs faits importants se sont produits dans le territoire dans les domaines sociopolitique et de la sécurité pendant la période considérée, écrit le Secrétaire général.  Les récents soulèvements populaires survenus dans la région plus vaste du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, pour réclamer plus de droits politiques et économiques, ont avivé la situation, laquelle pose de nouvelles difficultés en termes de stabilité et de sécurité pouvant modifier le statu quo dans lequel se trouve le conflit, prévient Ban Ki-moon.

M. Ban se déclare préoccupé par la détérioration de la sécurité au Sahara occidental, qui résulte de l’absence d’accord de paix entre le Maroc et le Front Polisario et du maintien du statu quo qui dure depuis 20 ans dans le territoire.  Il déplore les pertes en vies humaines et la destruction de biens occasionnels par les actes de violence qui se sont produits à Gdim Izik et à Laayoune le 8 novembre dernier, et il engage toutes les parties à s’abstenir à l’avenir de recourir à la violence.

Après quatre années et 10 séries de réunions entre les parties, le processus de négociations reste dans l’impasse, constate le Secrétaire général.  Aucune des parties n’a accepté la proposition de l’autre en tant que seule base de négociation et aucune n’a pris à ce jour des mesures qui indiqueraient qu’elle est disposée à avancer sur la voie d’un compromis acceptable.

Il propose ainsi au Conseil de sécurité de recommander trois initiatives aux parties: trouver un moyen de faire participer des membres respectés d’un large groupe représentatif de la population du Sahara occidental à l’examen des questions liées au statut final et à l’exercice de l’autodétermination et aux débats sur ces questions; approfondir encore l’examen de leurs propositions respectives et, en particulier, chercher un terrain d’entente sur le principal point de convergence de leurs deux propositions, à savoir la nécessité d’obtenir pour tout accord l’approbation de la population et consacrer des efforts supplémentaires à l’identification et à l’examen d’une vaste gamme de questions de gouvernance en vue de répondre aux besoins de la population du Sahara occidental.

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