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Les droits humains sont bafoués au Sahara occidental (Parlement Européen)

Paris, 23 fév 2013 (SPS) Le Conseiller diplomatique du président du Parlement européen (PE), Alexandre stutzmann, a affirmé vendredi soir à Paris que les droits humains fondamentaux des populations sahraouis, "sont bafoués" au Sahara occidental.

"Suite aux différentes missions qu’il a effectuées sur le territoire du Sahara occidental, les preuves recueillies par le Parlement Européen attestent que les droits humains fondamentaux du peuple sahraoui, sont bafoués", a-t-il dit dans un point de presse, en marge de la réunion du Comité d’orientation politique de l’Institut de prospectives économiques du monde méditerranée (IPEMED).

Le Conseiller diplomatique du président du Parlement européen, a affirmé aussi qu’il était "important" pour cette institution européenne que "le droit, les libertés individuelles et la dignité de chacun soient respectés" au Sahara occidental occupé par le Maroc.

"Il est également important pour le PE de se poser en défenseur des droits individuels et des droits de l’homme, et cette règle intangible, concerne aussi le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination auquel cette institution européenne apporte soutient et demeure vigilante pour son application", a-t-il ajouté.

"Ce principe est la ligne de fond qui guide toute l’action politique que mène le PE, que ce soit dans le vaste monde ou dans le cadre de son voisinage immédiat", a assuré stutzmann.

Après avoir rappelé que la question du Sahara occidental, dernier dossier de décolonisation en Afrique, persiste depuis presque 40 ans, il a relevé
que ce problème "entrave la bonne coopération, notamment l’intégration sous-régionale au Maghreb, en raison des dissensions entre les différents acteurs", affirmant que ,"vu d’Europe et de Bruxelles, c’est évidemment une situation que nous regrettons et déplorons".
Soutien aux efforts de l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’Onu
"Il ya un processus en cours aux Nations-Unies pour faire avancer les consultations entre les deux parties en conflit (Maroc et Front Polisario) et l’Union européenne et par ricochet le PE, apportent leur soutient aux efforts de Christopher Ross, Envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu, pour poursuivre les négociations entre les parties", a-t-il dit.

Le Conseiller diplomatique du président du PE, a souligné dans ce contexte que, de par sa proximité avec les différents acteurs de ce conflit, l’Union européenne, "encourage un règlement juste" de ce problème, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu", relevant les conditions de vie des populations sahraouis "qui sont les plus affectées par les difficultés qui font obstacle à son règlement".

Alexandre stutzmann a également observé que l’élargissement des missions de la Minurso à la protection et au respect des droits de l’homme est "une question lancinante qui se pose depuis plusieurs années".

Il a affirmé que le PE qui a effectué plusieurs missions au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés, "a toujours placé cette question au centre de ses discussions, en concertation avec les pays d’accueil".

En 2012, le PE s’est prononcé à trois reprises (18 avril, 12 septembre et 18 décembre) et récemment encore en février 2013, sur le principe de règlement pacifique du conflit du Sahara occidental et sur le droit à l’autodétermination du peule sahraoui, conformément aux résolutions de l’Onu, et dénoncé les violations des droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés.

Le 7 février, en session plénière à Strasbourg, il a adopté une résolution sur la 22ème session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies qui se tient à Genève du 25 février au 22 mars, faisant part encore une fois de "ses préoccupations au vu de ces violations permanentes des droits de l’Homme au Sahara occidental".

Le PE a en outre appelé à "la protection des droits fondamentaux de la population du Sahara occidental, y compris la liberté d'association, la liberté d'expression et le droit de manifester".

Le Sahara occidental, occupé par le Maroc depuis 1975, est la dernière colonie en Afrique. Il est inscrit depuis 1965 sur la liste des 16 territoires non autonomes tenue par le Comité de décolonisation et, par conséquent, éligible à l’application de la résolution 1514 de l’Assemblée générale de l’Onu portant sur l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux.(SPS)
088/090/700

 

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